Kopfmenüzeile überspringen .
 
Banques de données
Navigation überspringen .
 

Exemples concrets


3.2 Handicap lié à l'audition

Mise en place d'aides auditives pour améliorer la perception auditive d'une caissière malentendante Description de l'aménagement adapté au handicap

Employeur :
L'employeur est un supermarché. Il emploie, entre autres, plusieurs caissières.

Femme à handicap lourd : 36 ans

Handicap et limites fonctionnelles :
Cette salariée est malentendante et souffre également d'acouphènes (sensation auditive de bruits). La capacité auditive de l'oreille gauche n'est que très restreinte (surdité presque totale). Elle a besoin d'un appareil auditif pour pouvoir entendre.
Le niveau de handicap est de 70. Sa carte de handicapée porte les lettres signalétiques RF. Profession :
Cette salariée est vendeuse dans le secteur de l'industrie et employée depuis 1992 en tant que caissière par son employeur.

Poste de travail et déroulement du travail :
Cette salariée malentendante travaille 20 heures par semaine en tant que caissière de ce supermarché. La zone des caisses du supermarché se compose de plusieurs caisses à scanner tenues par la personne malentendante et ses collègues. Ses tâches sont les suivantes :
- saisir le pris des marchandises à l'aide du scanner (qui capte le code barre des marchandises),
- encaisser l'argent des marchandises,
- rendre la monnaie et
- s'entretenir avec le client (questions, réclamations, etc.)
La clientèle devant être servie le plus rapidement possible, cette activité s'effectue à un rythme très soutenu. Ce rythme soutenu augmente le stress physique.

Environnement de travail (situation réelle) :
Avec son appareil auditif, cette employée ressent les bruits générés par le mouvement des marchandises, les chariots et les clients, comme particulièrement préjudiciables à l'accomplissement de son travail. De même, cette situation de bruit rend très difficile toute conversation nécessitant des explications, avec les clients ou ses collègues.

Environnement de travail (situation préconisée) :
Les divers tests et mesures effectués ont permis de conclure qu'un appareil auditif digital et un masque anti-acouphènes permettraient de supprimer les problèmes liés à cet emploi. Cet appareil auditif digital "analyse" chaque situation de bruit, amplifie les fréquences devant l'être, en tenant compte du seuil de bruit requis (volume) et optimise ainsi le champ auditif présent. Si l'ouïe de la caissière est sollicitée du côté gauche (surdité à gauche), un dispositif de conduction du son lui permet de percevoir la conversation de manière acoustique. Ce système consiste à fixer un micro sur l'oreille sourde et d'amener les signaux acoustiques via un câble (passant dans les cheveux), jusqu'à l'appareil auditif de l'oreille droite, afin que la caissière puisse réagir également aux conversations provenant du côté gauche. Des mesures comparatives ont permis de conclure que, en raison du son gênant (60 dB) généré par les appareils analogiques, le sujet ne parvient à saisir que 10 % de la conversation, tandis qu'il peut en saisir 65% avec l'appareil acoustique digital prévu.

Aides techniques :
- Un appareil acoustique à droite (HdO, Gr. 9) de type Sonso C 18 DSP
- Un dispositif de conduction du son avec accessoire requis.

Subventions :
Le coût de l'appareil auditif a pris en charge à 31,5 % par la caisse maladie. Le reste a été pris en charge par le Service d'intégration.


Employeur :
L'employeur est une société d'entraide appartenant à un holding. Outre cette société d'entraide, le holding possède également plusieurs ateliers. La société d'entraide propose des services dans les domaines de la GED (Gestion électronique de documents) et de l'informatique, tels que :
- le développement de logiciels pour Windows (logiciel local ou applications de serveurs),
- l'élaboration ou l'optimisation de structures, en matière de gestion électronique de documents (gestion de données centralisée pour bases de données, optimisation des communications, etc.) et
- le conseil et l'aide aux clients ou aux projets logiciels.
Cette société d'entraide, dont l'objectif est de procurer une activité à durée indéterminée à des personnes handicapées physiquement, emploie 24 salariés. 15 de 24 salariés présentent un lourd handicap. Les salariés sont principalement des ingénieurs et des techniciens en informatique, rémunérés aux tarifs habituels du secteur du traitement de l'information et des données.

Handicap et limites fonctionnelles :
Cette femme est non entendante. Elle ne peut percevoir aucune information acoustique et son expression verbale est très limitée. La communication verbale n'est possible que si elle parvient à voir son interlocuteur, de manière à lire sur ses lèvres, à condition que ce dernier parle très lentement. Elle ne présente pas de faiblesse en orthographe, comme c'est souvent le cas pour ce type de handicap. Formation et expérience professionnelle :
Cette femme a fréquenté une école pour malentendants, dans laquelle elle a passé son baccalauréat et obtenu son diplôme d'études générales. Elle a ensuite fait 9 semestres d'études en informatique dans une université technique (TU). Bien qu'elle ait été inscrite comme étudiante régulière, elle a pu se servir des cours de l'enseignement à distance (télé-enseignement).
Tout au long de ses études, elle a rencontré des difficultés à participer activement aux cours et aux séminaires, ainsi qu'à prendre des notes sur les cours. Ces notes indispensables lui étaient fournies par ses camarades dont elle cherchait toujours le contact pour ne pas être isolée et pour pouvoir échanger des idées.
A l'issue de ses études, elle a d'abord travaillé 2 ans en tant qu'assistante scientifique à l'université technique, avant d'être embauchée en 1998 dans la société d'entraide.
Vous trouverez également dans REHADAT toutes les informations relatives à la formation des personnes non entendantes et malentendantes, ainsi que les centres d'orientation pour étudiants handicapés.

Poste de travail et déroulement du travail :
Cette informaticienne travaille dans un bureau, à un poste d'ordinateur (photo 1). Elle y programme des sites Web (pour l'industrie automobile, etc.), ainsi que des applications locales ou des applications pour serveurs (bases de données, etc.) sur système d'exploitation Windows. Pour ce faire, elle utilise un PC classique, relié au réseau Windows de l'entreprise. Elle reçoit ses commandes par écrit (par e-mail). Pour communiquer (questions ou problèmes, par ex.) avec les clients ou avec les collaborateurs su service concerné, outre l'écriture (courrier électronique ou fax via serveur de fax) elle utilise également le téléphone à écran (photos 2 et 3). Ce dernier lui permet, grâce au langage des signes, de communiquer avec ses interlocuteurs (photo 4). Ce mode de communication requiert cependant que les interlocuteurs maîtrisent le langage des signes, ce qui n'est généralement pas le cas. Dans ce cas, elle peut avoir recours à une centrale de traduction. Cette centrale propose des interprètes du langage des signes pour communiquer avec les non entendants, via le téléphone à écran (par gestes). Ces interprètes traduisent simultanément les gestes en langage vocal, à l'intention des interlocuteurs entendants, afin de permettre les conversations téléphoniques entre personnes non entendantes et entendantes (photos 5 et 6). Pour pouvoir utiliser ce service, un rendez-vous préalable est cependant nécessaire. Le service de traduction établit alors le contact téléphonique entre l'informaticienne et le client, en appelant l'interlocuteur à partir de la centrale.
L'informaticienne réceptionne l'appel, au vu du signal lumineux de l'installation de voyants lumineux (photo 7). Cette installation convertit le signal sonore du téléphone, en signal visuel (voyant clignotant). En outre, des LED indiquent la provenance du signal (sonnerie de la porte, du téléphone, etc.). Si une conversation personnelle avec le client est nécessaire, elle peut donc dans ce cas faire appel à l'interprète des signes pour se la faire traduire. Elle peut également communiquer en lisant à la fois sur les lèvres et en complétant par écrit. Ses collègues n'ont aucun problème avec cette forme de communication. Elle s'entretient avec son collègue de bureau non entendant par langage des signes (qu'il maîtrise).
Vous trouverez également dans REHADAT le nom d'interprètes du langage des signes.
En outre, la brochure et / ou la cassette " Le nouveau n'entend pas " peut être utile pour faciliter la compréhension sociale entre collègues.

Subventions :
Les aides techniques liées à l'aménagement adapté au handicap ont été prises en charge par le Service d'intégration. Les coûts d'interprétation sont partiellement pris en charge par le Service d'intégration.

N° de Référence: R/PB5035