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Exemples concrets


1 Handicap physique

1.1 Membres

Aménagement d'un poste d'ordinateur pour un salarié amputé du bras Description de l'aménagement adapté au handicap

Handicapé lourd : 45 ans

Handicap et limites fonctionnelles :
- Perte du bras gauche à partir du milieu de l'avant-bras (perte des membres)
- Perte de motricité au niveau des articulations de l'épaule gauche et du coude
- Diminution de la ceinture scapulaire gauche, ainsi que de la musculature de l'avant-bras gauche
- cicatrice importante à la cuisse droite
Le niveau de handicap est de 60. En raison du handicap, il n'est capable de porter et de tenir des objets que de manière limitée. En outre, son champ d'action est fortement limité par l'absence du bras gauche.

Formation et expérience professionnelle :
Ce salarié a obtenu un certificat de formation de spécialiste REFA et travaille depuis 31 ans chez son employeur.

Lieu de travail (situation réelle) :
Le spécialiste REFA travaille dans un bureau double, à un poste d'ordinateur classique. Aucun dispositif d'aide, tel qu'une table, une chaise ou une perforatrice, ne peut être mis en ouvre sur le lieu de travail pour s'adapter aux besoins du salarié, en matière de positionnement sur le poste de travail (mobilité sur le poste de travail) et compenser les limites fonctionnelles de ce dernier (champ d'action, positionnement etc.).

Environnement de travail (situation réelle) :
Le salarié est confronté à des problèmes lorsqu'après s'être rendu aux toilettes, il doit se laver et se sécher les mains. Lieu de travail (situation préconisée) : Le poste d'ordinateur du spécialiste REFA doit être équipé :
- d'un bureau à hauteur électriquement réglable avec plan de travail inclinable ou réglable (panneau du bureau),
- d'une chaise de bureau ergonomique avec hauteur d'accoudoirs réglable et repose-pieds réglable,
- d'un casque mains-libres avec écouteurs/micro (Head-Set),
- d'un clavier pour une main,
- d'un perforateur électrique,
- d'une agrafeuse électrique,
- d'une règle pour une main, un géotriangle et
- d'un scanner pour scanner des textes dans le cadre de la reconnaissance de texte.

Les aides techniques sur le lieu de travail permettent :
- la mobilité sur le poste de travail (poste de travail permettant de passer facilement de la position assise à la position debout, pas de position statique par le fait de tenir l'écouteur du téléphone en cas de conversations téléphoniques prolongées, etc.),
- la possibilité d'accès aux aides techniques, adaptée à un champ d'action limité (perforateur, agrafeuse, clavier pour une main, règle, etc.) et
- la possibilité de travailler de manière autonome et sans tension avec une seule main (élaboration de notes de téléphone, saisie des données et travail sur ordinateur, via le clavier pour une main, ménagement de la main grâce à la

Environnement de travail (situation préconisée) :
Les toilettes devraient être équipés d'un sèche-mains électrique et d'un distributeur de savon liquide. Le salarié doit pouvoir utiliser le sèche-mains et le distributeur de savon avec une seule main. Subventions :
cet aménagement de l'espace de travail adapté au handicap a été pris en charge par le Service d'intégration.

N° de Référence: R/PB5154



Lieu de travail d'un informaticien non voyant, souffrant d'une malformation des membres Description de l'aménagement adapté au handicap

Employeur :
L'employeur est un organisme de sécurité sociale, dont les 1000 salariés traitent mensuellement env. 23.000 demandes de pensions et créditent env. 255.000 pensions. Chaque employé a besoin en moyenne d'un mois pour traiter un dossier de demande de pension. En outre, la sécurité sociale prend en charge les dépenses liées à la réhabilitation médicale et professionnelle de l'assuré. L'organisme de sécurité social traite env. 19.000 demandes de réhabilitation par an. Les employés ont besoin, en moyenne de 20 à 26 jours pour traiter chaque demande de réhabilitation. 6 % de 1000 salariés présentent un lourd handicap.

Handicap et limites fonctionnelles :
L'homme est non voyant et souffre également d'une dysmélie (anomalie de développement d'un ou de plusieurs membres). Jusqu'à l'âge de 11 ans, il jouissait encore d'une vision résiduelle. A partir de l'âge de 11 ans, cette vision résiduelle a diminué jusqu'à ce que la personne devienne complètement non voyante à l'âge de 19 ans. Il n'est pas en mesure de percevoir des informations optiques (textes écrits, etc.). C'est la raison pour laquelle, les informations optiques doivent être transformées de sorte à ce qu'il puisse les percevoir de manière acoustique.
En outre, le champ d'action de cette personne est considérablement restreint par l'absence de bras (de naissance) et le fait qu'il doive par conséquent se servir de ses jambes pour tenir des objets et activer des éléments de commande. La personne présente un niveau de handicap de 100. Sa carte de handicapé contient les lettres signalétiques B, Bl, G, H et RF.

Formation et expérience professionnelle :
Après avoir fréquenté un collège pour mal voyants et non voyants, qu'il a quitté avec un diplôme d'études générales (équivalent au baccalauréat), il a suivi une formation d'informaticien de deux ans dans un organisme de promotion professionnelle (BFW). Pendant sa formation, cette personne utilisait un clavier à champ réduit pour programmer avec les pieds, transformé pour lui par le service d'aide l'organisme de promotion professionnelle. Il a terminé sa formation avec succès avec une diplôme reconnu par la Chambre de Commerce et d'Industrie (CCI). Vous trouverez également dans la base de données REHADAT les organismes de formation pour personnes non voyantes et mal voyantes.
Après sa formation, cet informaticien a fait d'abord un stage au Service de la jeunesse, puis un autre dans un organisme de sécurité sociale, qui est son employeur actuel. A l'issue de son stage, son employeur actuel lui a fait un contrat à durée déterminée de six mois. Ce contrat à durée déterminé a été prolongé par un contrat à durée indéterminée stipulant un temps de travail de 30 heures par semaine (selon le souhait du salarié).

Poste de travail et déroulement du travail :
Cet informaticien travaille à un poste d'ordinateur adapté à son handicap, dans un bureau du service Application et développement (photo 1). A ce poste, il programme en COBOL (sous système d'exploitation BS 2000 de Siemens) des applications sur macroordinateur (mainframe), telles que : - des programmes d'aide pour d'autres collègues,
- des logiciels pour le système d'exploitation Windows NT, afin de remplacer les anciens programmes de l'assembleur de l'ordinateur central, non exploitables sur PC et
- des fichiers temporaires permettant de contrôler les données réelles et les informations des programmes d'administration.
Il prend également en charge les tâches de programmation que ses collègues n'ont pas le temps d'accomplir et rédige occasionnellement un compte-rendu des séances hebdomadaires du service. Pour ce faire, il enregistre les informations à l'aide d'un dictaphone, pour les consigner plus tard par écrit sur le PC. En raison de son handicap, cet informaticien ne peut percevoir les informations visuelles de l'écran, lorsqu'il exerce son activité. Il utilise donc un logiciel spécial pour non voyants (Blindows NT) avec Screenreader qui convertit le contenu de l'écran en voix, via une boîte vocale (photo 2). Ce logiciel permet de transmettre ou de lire à haute voix le contenu de l'écran, complet ou mot par mot. La sortie vocale passe par un casque infrarouge, via la carte son de l'ordinateur (photo 3), afin de ne pas déranger son collègue de bureau dans son activité. Pour programmer et se servir de l'ordinateur, il utilise un clavier spécial à champ réduit de la société Optima, adapté à son handicap par le service d'aide d'un organisme de promotion professionnelle, qu'il active avec ses pieds ou ses orteils (photo 4). Ce clavier à champ réduit ayant le principe d'un clavier MF2 ne nécessitant donc pas d'adaptateur de clavier spécial, peut être raccordé à n'importe quel ordinateur. La boîte vocale et le clavier à champ réduit sont surélevés sur un pupitre en bois, pour permettre à l'informaticien de les utiliser ou de les atteindre sans effort, grâce également à une chaise de bureau tournante équipée d'un mécanisme à bascule spécial.

Le contrôle de la saisie, des chaînes de programmation et de la position du curseur ne s'effectue pas via l'écran, mais par transmission vocale. Ce système de transmission vocale lui permet également, par exemple, d'entendre oralement le contenu d'une lettre écrite. Pour ce faire, il doit d'abord poser le texte écrit avec les pieds sur le scanner (photo 5). Il doit ensuite lancer le processus de scan, via le clavier à champ réduit. Un système de reconnaissance de texte permet ensuite, avec la carte de son et la transmission vocale, d'obtenir une lecture automatique du contenu, avec sortie dans le casque. L'informaticien dispose en outre d'un ordinateur portable avec sortie vocale pour les cours de perfectionnement et les séances, ainsi que d'un second clavier à champ réduit pour la saisie des données et les tâches sur ordinateur. Dans son bureau, il utilise également l'ordinateur portable, connecté au scanner et au système de reconnaissance de texte, pour convertir l'écriture en voix.

Organisation des tâches :
L'informaticien reçoit ses commandes par e-mail, par téléphone ou directement de ses supérieurs. Pour ses communications téléphoniques, il utilise un téléphone radio avec micro libre, qu'il peut commander avec ses pieds (photos 6 et 7).
Une fois la commande terminée, le programme conçu ou modifié est alors testé en vue d'une détection d'erreurs. Ses collègues, par exemple, apprennent alors par courrier électronique, qu'ils peuvent ou doivent utiliser un nouveau programme pour leur activité sur PC.

Environnement de travail :
L'informaticien effectue les déplacements de son domicile à son lieu de travail, et inversement, matin et soir, à l'aide d'un taxi. Le chauffeur de taxi l'amène le matin à l'entrée et l'y attend le soir. L'informaticien effectue sans aide tous les déplacements internes au bâtiment (vers son poste de travail, à la cantine et aux toilettes) (photo 8). Ce n'est qu'à la cantine qu'il a besoin de l'aide de ses collègues qui lui apportent son déjeuner et ses boissons à table.

Subventions :
la formation professionnelle, le stage et les frais de déplacement du taxi seront ou ont été pris en charge par l'Organisme du travail et de l'emploi, et les aides techniques par le Service d'intégration. L'employeur a obtenu en outre pour six mois (travail à durée déterminée) une subvention de 120%, prolongée pour les trois années suivantes (1ère année 80%, 2ème année 70% et 3ème année 60%) en tant que dédommagement de la part de l'Organisme du travail et de l'emploi(l'informaticien étant au chômage après sa formation professionnelle).

N° de Référence: R/PB5214